duminică, 13 mai 2012

Cap ou pas cap?

Mulțumiri minunatei Oana Apopei

Poème à bout de forces
Elle est ineffable,la façon dont notre univers vole
En éclats qu’on ne peut pas rassembler
Et les autres mondes continuent à exister,complets, non touchés
Par l’amertume des lendemains auxquels on refuse la chance
D’être semblables à toi, mémorable jour d’hier
Encadré et accroché à un mur qui s’était écroulé sans toi.
Pourquoi les oiseaux savent encore gazouiller et le ciel ne connaît pas
D’autres couleurs que le bleu
Quand l’encre de ma plume est depuis longtemps sèche je ne veux même pas comprendre.
Dans ma poitrine s’agite le néant d’un trou noir
Avide d’étoiles et de n’importe quelles poussières
Et dans ma poche il n’y a qu’un lopin de terre.
Les horloges se cassent en vain, assourdies par leur propre tic-tac
Comme si l’histoire s’était jamais mesurée par le biais du temps,
Il ne nous attend jamais et nous nous arrêtons si souvent
Pieds nus sur les longs chemins de la recherche de soi-même,
Ayant la forme d’un carré, cherchant nos quatre côtés que les écrivains nous recommandent
Et on ne rattrape plus ses instants.
Je voudrais que le passé et le présent, des tours jumelles,
S’effondrent devant moi et qu’ils fassent l’amour dans les ruines.
L’avenir, le Pont de Londres se transforme de la chanson en réalité
tous les matins depuis que
Le jour où personne n’a décroché le téléphone
A été réel.
Fotografie: Anca Mitroi

Géométrie dans le plan
D’une façon confusément simple
Je cherche à me trouver,
Trouvant que je cherche
Mes côtés dans un cercle.

Poème cosmique
Ah, je me rappelle si bien ce sentiment-là
Dont on parlait dans les livres
Sans oser espérer qu’il aurait jamais pu exister en moi
Lorsque, les ailes enivrées, les papillons faisaient heurter leurs têtes
Dans le trafic trop aggloméré de mon ventre
Et mon coeur était conduit par un hamster hyperactif qui courait dans une roue,
Lorsque la poésie s’imprimait sur des serviettes
Jaillissant de moi tout comme un geyser affamé de ciel,
Et le sombre le plus profond éclairait mes pupilles
Dans les nuits où je ne pouvais pas m’endormir à cause de mon bonheur
Oui, je me rappelle parfaitement ce sentiment de rassemblement
Quand l’amour et moi
Renaquîmes des poussières des étoiles et
Nous nous sommes liés réciproquement
Comme une comète et sa queue.



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